Cours virtuel sur Skype : Un oeil en salle a répondu à l’appel du lycée hôtelier de Souillac

Suite à la fermeture des établissements de formation, Un œil en salle publie au fur et à mesure les témoignages des professeurs et des formateurs de restaurant en France sur la façon dont ils abordent l’enseignement à distance… L’épidémie qui touche notre pays implique de (re)penser la pédagogie – et qu’elle soit (plus) en phase avec le numérique. Mieux que d’écrire sur le sujet, Hélène Binet, fondatrice du média Un œil en salle, s’est volontiers prêtée à l’exercice : vendredi 27 mars, 9h, le rendez-vous était pris… sur Skype ! Ici, les 10 jeunes en terminale baccalauréat professionnel du lycée hôtelier de Souillac (46), supervisés par leur professeur de restaurant Damien Mazaudoux, n’ont pas manqué à l’appel, tous pile à l’heure et ravis de se retrouver (virtuellement) ! Car « le temps est long » pour ces lycéens qui devaient (à la normale) passer les épreuves professionnelles de leur examen, la semaine d’avant. Ce vendredi, ils révisaient les alcools ; 5 d’entre-eux étaient mis à contribution pour présenter un produit (provenance, zones d’appellation, dérivés en cocktails…), étiquette d’une bouteille à l’appui – montrée à l’écran. Ce jour-là, Julien Mespoulede planchait sur le Calvados, Erwann Bertrand sur la Vodka, Lilian Meric sur le Whisky, Nicolas Lazup sur le Cognac, et Tatiana sur l’Armagnac. Leurs camarades Jérémie Martinez, Lola Thion, Mathys David, et Robin Haberli ont pu interagir, et apporter des informations supplémentaires s’il le fallait. Ainsi, Un œil en salle a noté que : le plus grand chariot à Armagnacs en France se trouve à l’Hôtel de France à Auch ; le terme « Cognac » est protégé sur le territoire français, et se nomme « Brandy » à l’étranger ; le Bloody Mary (à base de Vodka) a été créé au Harry’s Bar à Paris ; 16 à 18 kg de pommes sont nécessaires pour faire un litre de cidre… « Nous sommes généralement 10 à 15h par semaine ensemble. Avec le confinement, plutôt que d’être livré à soi, j’ai voulu poursuivre les cours par Skype. C’est un moment d’échanges important pour eux, et surtout, ça permet de garder le cap des révisions. Car leur examen est repoussé, alors qu’ils étaient prêts ! », indique Damien Mazaudoux.

Skype – lycée hôtelier de Souillac.

Sur le même sujet :

Continuité pédagogique : comment les établissements de formation innovent-ils pour enseigner les cours à distance ?