Jean-Baptiste Klein : « C’est une nouvelle page qui s’ouvre au sein de la grande famille des MOF »

Cet alsacien est un habitué des concours. Déjà élu Meilleur Jeune Sommelier de France en 2011, deux fois finalistes au Master of Port, et deux fois finalistes du Meilleur Sommelier de France dont la « douloureuse » sélection s’était déroulée il y a seulement 3 semaines, Jean-Baptiste Klein a su rebondir pour décrocher à 31 ans le titre « Un des meilleurs ouvriers de France ». Deuxième participation là-aussi, mais première finale. Réaction à chaud du chef sommelier du 64° La table d’Olivier Nasti à Kaysersberg (68).


« À chaud, on a dû mal à trouver les mots et comprendre ce qui nous arrive ; c’est une grande fierté et émotion d’arriver à ce niveau-là. Je pense à mon chef-patron Olivier Nasti, qui a obtenu le MOF et qui sait ce qu’implique ce concours. Il m’a soutenu avec les moyens qu’il pouvait, que ce soit matériel ou humain, afin d’avoir un peu de confort. Après la sélection du Meilleur sommelier de France 2018, ça n’a pas été facile mais il a été l’un des premiers à me remotiver, et à me redonner confiance. C’est ce qui m’a permis d’être meilleur aujourd’hui. Un grand merci à mes collègues, les équipes au quotidien, à ma compagne Camille qui me supporte – car ce type d’épreuve demande une certaine rigueur et beaucoup de travail. J’ai aussi une pensée pour mes copains de dégustation, avec qui on ouvre des bouteilles et on découvre des vignerons ; Lionel Schneider (Auberge du Père Bise, Talloires), élu « sommelier de l’année 2018 » par le magazine Le Chef, Daniel Rousseau, Bertrand Lutaud, le MOF Romain Iltis (Villa René Lalique, Wingen-sur-Moder) qui m’a formé et soutenu tout au long du parcours, etc. Le titre est un accomplissement, mais aussi la continuation d’autres choses, un devoir de transmission et d’image de ce beau métier de sommelier. J’ai envie de profiter de mes proches, prendre du temps pour moi et pour ma famille. C’est une nouvelle page qui s’ouvre au sein de la grande famille des MOF. »


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