Marco Pelletier et Denis Courtiade récompensés aux Lebey de la gastronomie 2017

Remise du prix du meilleur service du fromage à Denis Courtiade.

Lundi 10 avril, le guide Lebey organisait la 4ème édition des Lebey de la gastronomie au Pavillon Gabriel à Paris (VIIIe). Animée par le directeur général Pierre-Yves Chupin, qui rendit hommage au fondateur Claude Lebey, décédé en début d’année, cette soirée a permis de récompenser les plus belles créations culinaires. Ce sont les 1 200 restaurateurs ayant reçu la visite des enquêteurs du guide Lebey qui ont élu leur favori pour les cinq titres en lice : l’entrée, le poisson, la viande ou volaille, le dessert, le dessert au chocolat. Un jury de quinze experts du goût s’est chargé de départager les chefs pré-selectionnés.

En marge de ces distinctions, le palmarès des Lebey de la Gastronomie est complété par le Lebey de la meilleure carte des vins, confié à Marco Pelletier, au restaurant Vantre (Paris XIe). Après avoir été chef sommelier pendant 18 ans au Taillevent, chez Michel Rostang et dernièrement au Bristol, il a ouvert son affaire il y a tout juste six mois. La carte compte 850 références, et atteindra les quelque 1800 d’ici le mois de mai. « Nous avons un côté assumé et décontracté en termes de lieu et de prix. Le client doit pouvoir se faire plaisir sur les vins ; ainsi les marges sont plus que raisonnables. En ayant officié dans l’univers étoilé, j’ai toujours entendu de la part des clients : ‘Dans un bistrot, il n’y a jamais de conseils sur les vins. […]’ Et je me suis toujours promis, si j’ouvrais mon établissement, de m’entourer ; j’ai donc deux sommeliers qui travaillent avec moi pour une capacité de 40 couverts. »

Quant au Lebey du meilleur service du fromage, il est remis à Denis Courtiade au restaurant Alain Ducasse au Plaza Athénée (Paris VIIIe). En soit, ce prix ne récompense pas le service, mais davantage l’initiative d’offrir gracieusement une planche de morceaux de fromages, coupés en toute transparence devant le client, après le plat principal. L’idée : que l’hôte prenne le temps, fasse une pause avant d’entamer le sucré. « S’il le souhaite, il peut aussi continuer avec le chariot de fromages, celui-ci lui sera servi de manière plus conventionnelle », indique Denis Courtiade.