Omnivore 2019 : le prix de “la sommelière” pour Marine Delaporte (yam’Tcha, Paris)

Depuis 6 ans, Marine Delaporte, qui a fait l’ouverture du yam’Tcha et a vécu la transition de ce restaurant étoilé de la rue Sauval à la rue Saint-Honoré, en est la chef sommelière. Omnivore lui remet le Prix de la la sommelière.


Le mot d’Omnivore 2019 :

Tout chez Marine Delaporte est impeccable : son chignon, son tailleur, son sourire, son rire, sa connaissance des vins et ses choix. Pas mal pour la sommelière de même pas trente ans, originaire de Bretagne et grandie à son métier au Georges V, à Ze Kitchen Galerie auprès de William Ledeuil et depuis 2012 à yam’Tcha. Impeccable aussi parce que sa tâche n’est pas simple : elle travaille aux côtés d’une des cheffes les plus exigeantes du milieu, mais aussi d’une des plus existantes. Trouver constamment des accords aux plats franco-asiatiques d’Adeline Grattard qui changent quotidiennement relève de la gymnastique, avec un coefficient de difficulté supplémentaire : il ne faut pas « vexer la partie capitale de la maison », les accords au thé dont s’occupent Chi Wah Chan, l’époux d’Adeline Grattard. Mais elle a carte blanche et s’en sert merveilleusement bien. Au gré de ses virées en salons, dégustations et vignoble, elle a étoffé le fond de cave déjà bien consistant en bourgognes et champagnes de la maison de ses découvertes, de France et d’ailleurs, nature (« mais sans déviance ») ou pas. Le soir de notre dîner à yam’Tcha, elle nous aura accueillis au champagne (son breuvage préféré), puis transportés avec un Vouvray sec 2016 de Philippe Foreau (Clos Naudin), aux Baléares, en Andalousie avec l’Electrico de Toro Albala, en Ombrie (La Torre Bianco 2016 de Tiberi), en Suisse avec la cidrerie du Vulcain et un petit (grand !) retour en France avec un pineau François Ier grande réserve pour finir. Aucun clash avec les thés délicats qui les complétaient. Impeccable.


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