Le 8 octobre 2026, au lycée hôtelier international de Lille (59), cinq professionnels ont été distingués lors de la 28ᵉ session de l’examen Un des Meilleurs Ouvriers de France (MOF) devant un parterre de 700 invités. Deux lauréats en « Maître d’hôtel, du service et des arts de la table », deux en « Sommellerie » et un en « Barman-Barmaid » rejoignent ainsi les titulaires de ce diplôme d’État qui récompense l’excellence professionnelle. Treize lauréats ont été primés en « Cuisine ». Au total, ils sont dix-huit professionnels à décrocher le titre suprême pour cette 28e session – dont le diplôme et la médaille seront donnés en 2027.
Cinq lauréats dans trois classes :
Maître d’hôtel, du service et des arts de la table
- Pauline Gachet, responsable de la restauration au Couvent des Minimes Hôtel & Spa L’Occitane, à Mane (04)
- Anthony Tirone, directeur de la restauration à La Maison Bleue – Yoann Conte, à Veyrier-du-Lac (74)
Sommellerie
- Emmanuel Cadieu, directeur de la sommellerie du Cheval Blanc Paris (75)
- Edmond Gasser, consultant en sommellerie
Barman-Barmaid
- Lucas Gacitua-Petit, bartender, formateur et dirigeant de Prohibited Bartending
Luc Chatel : « Être MOF, cela se mérite »
Pour Luc Chatel, président du Comité d’organisation des expositions du travail (COET-MOF), cette distinction doit rester synonyme d’exigence, tout en rappelant que l’excellence est accessible à tous les professionnels qui s’en donnent les moyens. « Le titre de Meilleur Ouvrier de France n’est ni une chasse gardée, ni un club fermé. Ce n’est pas un privilège réservé à quelques-uns. Oui, c’est un diplôme d’une exigence exceptionnelle, extrêmement sélectif, et nous veillerons à préserver cette exigence, à rester toujours plus ambitieux. Être MOF, cela se mérite. Mais le message essentiel que nous voulons faire passer aujourd’hui est clair : c’est possible. » Le président souligne également la portée du titre, au-delà de la reconnaissance individuelle : « Ce diplôme est bien plus qu’une distinction. C’est une reconnaissance de l’excellence et de la passion qui animent chaque professionnel qui le décroche. Il est le symbole de la transmission des savoirs et de la valorisation de notre patrimoine, ancré au cœur de nos régions françaises et rayonnant jusqu’à l’international. »
Un examen d’État ouvert à près de 100 métiers
Si le grand public associe volontiers le concours MOF aux métiers de bouche, l’examen couvre un champ bien plus large, incluant notamment le bâtiment, l’industrie et les services. Depuis plus d’un siècle, cette diversité constitue l’une de ses caractéristiques majeures. Le diplôme d’Un des Meilleurs Ouvriers de France récompense des professionnels expérimentés ayant atteint un haut niveau de maîtrise dans leur métier. Il valorise l’exigence, le dépassement de soi, la transmission des savoir-faire et le rayonnement des compétences françaises.
Diplôme d’État classé au niveau 5 de la nomenclature des niveaux de formation, soit un niveau équivalent à bac +2, il est délivré par l’Éducation nationale et, pour certaines spécialités, également par le ministère de l’Agriculture. Son référentiel métier est établi par les professionnels eux-mêmes.
Pour cette 28ᵉ session, près de 100 métiers sont représentés. Plus de 2 100 candidats se sont engagés dans le concours, dont 674 ont accédé aux épreuves finales dans 88 métiers. Parmi eux figuraient 190 femmes.


