Un oeil en salle
  • Le Magazine
  • Le Challenge
  • Oeil d’expert
    • Interviews
    • Initiatives/Tendances
    • Techniques de salle
    • Vidéos
    • Tribune libre
    • Concours
    • Formations
  • Emploi
  • Agenda
  • Guide fournisseurs
  • Nouveautés produits
  • Ressources
0
Recevoir la newsletter S'abonner au magazine Se connecter
Un oeil en salle
  • Le Magazine
  • Le Challenge
  • Oeil d’expert
    • Interviews
    • Initiatives/Tendances
    • Techniques de salle
    • Vidéos
    • Tribune libre
    • Concours
    • Formations
  • Emploi
  • Agenda
  • Guide fournisseurs
  • Nouveautés produits
  • Ressources
Initiatives/Tendances

Renaissance : les us et coutumes de table de l’époque

Par Hélène BINET 14 décembre 2018
FacebookTwitterPinterestLinkedinEmailPrint

Diffusé le 11 décembre sur France 3, « Le festin de Julie » a investi le Château de Chambord pour organiser un festin digne de la cour de François Ier, le roi à l’initiative de cet édifice qui fêtera ses 500 ans en 2019. Retour sur les habitudes de table de la Renaissance, une époque faste et opulente.


Animé par Julie Andrieu, le documentaire « Le festin de Julie » nous fait remonter dans le temps, 5 siècles plus tôt, à une période de l’époque moderne : la Renaissance. Et c’est naturellement au Château de Chambord que l’animatrice pose ses valises pour mettre en scène un banquet hors du commun – si cher à François Ier. Pour relever ce défi, elle est assistée d’un duo de choc : Charles Kaisin, scénographe, et Didier Clément, chef étoilé du Grand Hôtel du Lion d’Or à Romorantin (41). À eux trois, ils ont réussi à élaborer un menu composé uniquement de produits ancestraux, à mettre en lumière les arts de la table et à réinventer un « festin » avec les mêmes codes que ceux que le roi aurait pu jadis imaginer. À bord de sa fidèle Micheline, Julie Andrieu explore ainsi la région pour en déceler les spécialités culinaires et mobiliser les producteurs et artisans de Touraine. Tel un tableau, la table a été minutieusement réalisée : un nappage en soie de l’entreprise familiale Les soieries Roze à Saint-Avertin (37) ; des assiettes en faïence de la Faïencerie de Gien (41) ; des objets en argenterie de l’orfèvre Guy Goudji à Vendôme (41)… « À la Renaissance, les nappes n’étaient pas en soie. Le tissage de la soie est arrivé en Touraine sous Louis 11 en 1470, venant d’Italie », détaille Antoinette Roze.

Faste et opulence

Quant à la scénographie de service, pensée par Charles Kaisin, elle a fait appel à une trentaine de jeunes du lycée hôtelier de Blois (41). Ils ont accueilli les convives venus en barque, avant de « dresser la table » – au sens propre, c’est-à-dire placer les planches sur les tréteaux. Place ensuite au « festin ». Il se décompose en différentes séquences : les entrées de table avec des fruits crus, des pâtés et des blanc-manger ; une grande tourte de pâté ; un 2èmeservice avec le potage (des viandes mijotées au pot) ; l’arrivée de 5 à 6 pièces entières – appelées les rôts – arrivaient successivement sur broche, découpées en salle par l’écuyer tranchant. Il y avait peu de pâtisseries, mais des fruits confits ou des confitures en guise de desserts. On apprend que le cotignac d’Orléans, une gelée épaisse de coing dressée dans une boite en peuplier, était une confiserie très appréciée par François Ier.

Ce dernier ne mangeait aussi que du fromage frais, telle la jonchée. « Le repas du « service à la française » est un modèle où à chaque séquence, il y a plusieurs plats disposés dans l’espace et qui respectent la hiérarchie sociale », explique l’historien Bruno Laurioux. Chaque convive mangeait différemment. Par exemple, les mets les plus prisés étaient placés devant le roi. « On ne passait pas les assiettes pour se servir, mais prenait dans le plat en face de soi », poursuit Marie-Christine Clément, écrivaine sur l’histoire de la gastronomie et femme de Didier Clément.  Côté vins, le Romorantin a été mis en lumière – un cépage dit « oublié » qui a été apporté par François 1er (80 000 plants de la région de Beaune), et planté dans les environs de Romorantin (41). « J’ai la chance d’avoir la plus vieille vigne de France de Romorantin ; elle a deux siècles », conclut le vigneron Henry Marionnet, du Domaine de la Charmoise à Soings-en-Sologne (41).

Expression « Dresser la table ».


La découpe à la volée, art typique de la Renaissance

« La viande ne repose pas sur la planche à découper, mais est tenue sans arrêt « en l’air ». Elle est découpée très fine ; quand on va la manger, comme il y a moins de texture, le goût est différent », dit Marie-Christine Clément. Une réplique d’un couteau de la Renaissance, avec une lame très large, a été réalisée par Yann Petit, coutelier à Couteaux d’Hier et d’Aujourd’hui à Mesland (41). Cela permet de poser délicatement la viande sur le plat. Quant à la technique, c’est Stéphane Bonamy, maître d’hôtel au Grand Hôtel du Lion d’Or, qui s’est chargée de la découpe de la poule-dinde.

Le maître d’hôtel Stéphane Bonamy.


Les coutumes de l’époque :

  • Les cuisiniers étaient peu considérés, contrairement aux maîtres d’hôtel ou échansons
  • La fourchette servait à piquer les mets, et non à manger
  • Le vin était coupé à l’eau
  • Le pain servait d’assiette
  • Les convives venaient avec leur couteau déjà depuis le Moyen-Âge) ; seuls les hommes coupaient la viande pour leur femme
  • On mangeait avec sa main droite, à 3 doigts
  • On se lavait les mains à table
  • Il n’y avait pas de serviette ; on s’essuyait donc avec… la nappe

Voir le replay du prime :

« Le Festin de Julie » à visionner


Hélène BINET
Hélène BINET

Journaliste culinaire et fondatrice du média Un Œil en Salle, référence française dédiée aux métiers de la salle - sommellerie, service et maîtrise d'hôtel. Hélène couvre l'actualité des concours professionnels, des distinctions Michelin et des grandes figures du secteur CHR.

Recevoir la newsletter

Pour ne pas perdre une miette de l'actualité et des tendances des métiers de la salle !

(*) Champs obligatoires
En vous inscrivant à notre newsletter, vous confirmez avoir pris connaissance de notre politique de confidentialité. Vous pourrez vous désincrire à tout moment à l'aide des liens de désinscription

A lire sur le même thème

Quand l’autoproduction de vin sublime l’expérience client

13 janvier 2026

Les Terrasses de Lorgues : un havre de...

4 décembre 2025

Cheval Blanc Paris lance son premier concours interne...

17 novembre 2025

La formation interne, levier de performance et de...

9 septembre 2025

Un service de légende, en 100 gestes de...

2 septembre 2025

Table ronde : inclusion et diversité au cœur...

2 juillet 2025

Étude : le vin sait-il (encore) parler aux...

2 juillet 2025

L’eau minérale au restaurant : origine et écoresponsabilité, deux...

13 juin 2025

Le cadeau client : un souvenir unique… pour...

5 décembre 2024

Le Porto, « un vin au terrain de jeu...

2 décembre 2024

6 commentaires

Galasso Gil 14 décembre 2018 - 19 h 18 min

Hélène nous sommes ici dans un cas flagrant de plagiat assez lamentable organisé par le chef Didier Clement. Contacté par la chaîne ils ont utilisé mon travail de recherche jusqu’à reproduire le couteau que j’ai découvert dans un vieux manuel, puis ont décidé de ne pas me faire venir afin que le chef puisse mettre en avant son établissement. Mais comme le maître d’hôtel n’a pas compris comment maintenir la volaille correctement la découpe est bâclée et ne correspond pas du tout à ce qui était fait à l’époque. Tous mes amis qui ont lu mon livre d’histoire pourront vérifier facilement les éléments que j’avance en page 56 de l’histoire de l’art de la découpe à table, tome 1. Pages que je tiens à disposition de toute personne qui me les demanderont. Gil Galasso

Reply
Jacques LOUIS 14 décembre 2018 - 19 h 34 min

Merci cher Gil Galasso, cela méritait d’être rectifié, précisé, défendu et revendiqué !

Reply
CLEMENT Hélène 14 décembre 2018 - 19 h 53 min

Cher Gil,

Vous n’avez pas le monopole de l’Ecuyer Tranchant ou de la connaissance historique. Les recherches de mes parents Marie-Christine et Didier Clément sur les traités culinaires datent d’il y a plus de 30 ans.
Le couteau utilisé a été realisé à l’identique par le coutelier Yann Petit d’après un modèle qui se trouve dans un musée à Boston.
Notre maître d’hôtel formé chez Paul Bocuse et autres grandes maisons, habitué à la découpe au Grand Hôtel du Lion d’Or (mon grand-père Alain Barrat la pratiquait déjà dans les années 60), n’avait autrement nullement besoin de vos conseils. Désolée si la production n’a pas jugé bon de vous retenir.
Cordialement,

Hélène Clément

Reply
Galasso Gil 15 décembre 2018 - 10 h 05 min

Voici une explication plus fournie. Helène tu remarqueras que sur la photo que tu publies dans ton article, le maître d’hôtel découpe… sur une planche ! et non à la volée !
Merci tous mes amis, j’ai synthétisé cet épisode lamentable sur mon site : https://thesedecoupes.wordpress.com/2018/12/15/les-carnets-de-julie-ou-comment-arranger-lhistoire-de-lart-de-la-decoupe-pour-les-besoins-de-la-tele/

Reply
Galasso 15 décembre 2018 - 14 h 06 min

Votre commentaire me conforte dans ce que j affirme. Vous avez plagié mon travail de recherches. Bien évidemment personne n a le monopole de la connaissance historique. C est une question de courtoisie que certaons chefs n ont plus depuis longtemps pour les métiers de la salle. Merci pour vos éclaircissements : Pourquoi sortez vous un couteau du moyen âge dans une émission sur la renaissance ? Comment se fait il que le coutelier n évoque jamais ce couteau dans sa boutique ? Pourquoi votre maître d hôtel n utilise t il pas ce couteau pour découper les cuisses alors que c était sa fonction ? Pourquoi votre mère dit que la volaille était maintenue en l air alors que votre maître d hôtel la pose sur la pllanche ? En quoi avoir une bibliothèque de livres de cuisine fait de votre famille des errudis du monde de la salle ? Quels ouvrages sur les ecuyers tranchants possédez vous ? Avez vous analyses ? Quelles éditions ? Merci pour vos éclaircissements.

Reply
Galasso Gil 17 décembre 2018 - 7 h 53 min

En tout cas ils n ont laissé rien au hasard… ils utilisent même mes fourchettes Guy Degrenne… mais j imagine déjà qu ils vont nous expliquer que c est un hazard et que je ne suis pas le seul à avoir imaginé détourner la fonction de certains couverts (prevus pour la salade) pour les appliquer à la découpe à la volée 🙂

Reply

Laisser un commentaire Cancel Reply

Enregistrer mon nom, email et site internet pour mes prochains commentaires.

En direct

  • MOF barman 2026 : transmission et mise en situation pour les épreuves qualificatives

    15 mai 2026
  • MOF maître d’hôtel 2026 : les sept finalistes révélés

    13 mai 2026
  • Les vins géorgiens veulent séduire la gastronomie française

    12 mai 2026
  • Concours général des métiers 2026 : 12 finalistes ont travaillé autour du thème « France–Asie »

    7 mai 2026
  • MOF sommellerie 2026 : la pratique du métier au cœur des épreuves qualificatives

    28 avril 2026
  • Pascal Vetaux (L’Ambroisie, Paris) : « Le vrai service, ce n’est pas la répétition. C’est la capacité à s’adapter à chaque client, à chaque table, à chaque instant »

    24 avril 2026
  • La Côte Saint-Jacques sacrée à nouveau Meilleure Brigade de France 2026

    15 avril 2026
  • À Votre Service : un film-documentaire sur le quotidien des élèves de l’école hôtelière Jean Drouant à Paris

    15 avril 2026

Offres d’emploi

  • Assistant maître d’hôtel / sommelier (H/F) – La Table de Manon* à Grandhan (Belgique)

    • Belgique
    • La Table de Manon
    • CDI
  • Agent spécialisé en hôtellerie-restauration (H/F) – Emulsion Paris

    • Paris
    • Emulsion Paris
    • CDI
  • Directeur de restaurant et responsable de salle (H/F) – La Belle Étincelle à Paris

    • Paris
    • La Belle Étincelle
    • CDI

Les nouveautés produits

  • Le menu Speak You pour l’accueil des déficients visuels au restaurant
    Par La carte Speak You
  • « La restauration et l’hôtellerie de référence », un ouvrage signé par un MOF aux éditions BPI Campus
    Par BPI Campus
  • Bridor et la Maison Lenôtre dévoilent leur collection de mini-tartelettes feuilletées
    Par Bridor
  • Nicolas Feuillatte dévoile sa nouvelle cuvée Réserve Exclusive Premier Cru Extra-Brut
    Par Nicolas Feuillatte
  • La Maison Bragard dévoile ses catalogues 2023 à la Fondation Paul Bocuse
    Par Bragard
Plus de produits

Dernières parutions

  • Un oeil en salle N°16 10,00€
  • Un oeil en salle N°15 10,00€
  • Un oeil en salle N°14 10,00€
  • Un oeil en salle N°13 10,00€

Contacter la rédaction

Un Oeil en Salle est édité par :
UOES Media
52 rue de Fécamp
75012 Paris
Tél : 06 75 58 50 35
contact@unoeilensalle.fr

Commentaires récents

  • Hélène BINET dans Christian Ferret, 40 ans de carrière dans l’enseignement en restaurant
  • Elie pierre Senghor dans Christian Ferret, 40 ans de carrière dans l’enseignement en restaurant
  • Hélène BINET dans Étude : le vin sait-il (encore) parler aux jeunes générations ?

Un oeil en salle en vidéos

Prix Michelin de la sommellerie 2026 : Anne...

18 Mar 2026

Prix Michelin de la sommellerie 2026 : Edmond...

18 Mar 2026

Prix Michelin du service 2026 : Camille Gouyer...

18 Mar 2026

Prix Michelin du service 2026 : Marco Tognon...

18 Mar 2026

Prix Michelin du service 2026 : Camille Gouyer...

18 Mar 2026

VIDÉO — Le témoignage d’Éric Beaumard, 25 ans...

30 Déc 2025

Vidéo officielle de la 3ème édition du Challenge...

19 Nov 2025

Table ronde : inclusion et diversité au cœur...

2 Juil 2025

L’agenda

  • Finale du 4ème Challenge + 2ème Défi bar Un oeil en salle
    Du 02/03/2026 au 02/03/2026
    Paris
  • Degré Zéro | Marseille 2026
    Le 20/04/2026
    1 place Auguste et François Carli, 13006 Marseille
  • Whisky Live | Paris 2026
    Du 26/09/2026 au 28/09/2026
    Porte de la Villette, Paris
  • Assemblée générale Ô Service
    Le 05/10/2026
    Le Pré Catelan - Lenôtre à Paris
  • Sirha | Lyon 2027
    Du 21/01/2027 au 25/01/2027
    Eurexpo Lyon
En savoir plus

La newsletter

(*) Champs obligatoires
En vous inscrivant à notre newsletter, vous confirmez avoir pris connaissance de notre politique de confidentialité. Vous pourrez vous désincrire à tout moment à l'aide des liens de désinscription

S’abonner au magazine

Pour 3 numéros par an :
France : 30€ / International : 50€
Je m’abonne

Suivez-nous sur Instagram

Footer Logo

Un oeil en salle © 2021 - Un site édité par UOES Media, 52 rue de Fécamp, 75012 Paris – contact@unoeilensalle.fr
Mentions légales - Protections des données personnelles


Haut de page