Organisées par l’Agence nationale du vin de Géorgie, deux dégustations professionnelles se sont tenues les 11 et 12 mai 2026 au Ritz Paris (Ier) et chez Épisodes (VIIe) afin de promouvoir les vins géorgiens auprès des sommeliers, cavistes et acteurs de la restauration.
La Géorgie poursuit sa stratégie de développement à l’export. Les 11 et 12 mai 2026, l’Agence nationale du vin de Géorgie a organisé à Paris deux temps forts dédiés aux professionnels du vin : une première dégustation au Ritz Paris, suivie d’une seconde session chez Épisodes. Sommeliers, journalistes, cavistes et acteurs de la restauration ont ainsi pu découvrir l’évolution d’un vignoble qui mise autant sur son patrimoine historique que sur sa structuration internationale. Avec près de 49 500 hectares de vignes, la Géorgie produit entre 2,5 et 3 millions d’hectolitres de vin par an, dont environ un million destiné à l’exportation. Le secteur compte près de 3 000 entreprises vinicoles enregistrées. Le vignoble géorgien s’appuie également sur 33 appellations d’origine réparties dans plusieurs régions viticoles, notamment en Kakheti – principal bassin de production du pays -, Kartli, Imereti, Racha-Lechkhumi et Samegrelo.
Au-delà des chiffres, la Géorgie cherche surtout à valoriser ce qui constitue aujourd’hui son principal levier de différenciation : son patrimoine ampélographique. Le pays recense plus de 500 cépages autochtones, dont certains connaissent un retour progressif dans les productions commerciales depuis le début des années 2000. Lors des échanges organisés à Paris, Anna Godabrelidze, directrice de la faculté de viticulture et d’œnologie en Géorgie, a évoqué « le travail engagé autour de la conservation et de la réintroduction des cépages historiques, dans un contexte où les producteurs recherchent également des variétés plus adaptées aux évolutions climatiques. » Le chercheur Christophe Lavelle a également rappelé la place centrale de la vinification domestique dans la culture géorgienne : « Dans la plupart des familles géorgiennes, quelqu’un produit encore son propre vin. Une spécificité qui participe à la transmission des savoir-faire et au maintien de pratiques ancestrales encore largement présentes dans le pays.
Le qvevri, marqueur identitaire du vin géorgien
Encore relativement confidentiels sur les cartes des restaurants français, les vins géorgiens cherchent désormais à renforcer leur présence dans l’univers de la gastronomie et de la sommellerie haut de gamme. Quelques références figurent déjà sur la carte de l’Espadon au Ritz Paris, sous l’impulsion de Florian Guilloteau, chef sommelier de l’établissement. Le restaurant Mirazur à Menton, du chef Mauro Colagreco, propose également certaines cuvées géorgiennes. À travers ces deux rendez-vous parisiens, l’Agence nationale du vin de Géorgie confirme sa volonté d’accroître la visibilité des vins géorgiens auprès des professionnels français et de poursuivre son développement sur les marchés internationaux.
Vins dégustés :
Goruli Msvane 2019 — blanc sec de Kartli
Mtsvane / Rkatsiteli 2024 — vin ambré en qvevri de Kakheti
Krakhuna 2022 — vin ambré en qvevri d’Imereti
Alexandrouli / Mujuretuli 2025 — rouge de Ratcha
Saperavi 2024 — rouge sec de Kakheti
Saperavi Reserve 2024 — rouge sec de Kakheti

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Les vins géorgiens en chiffres
- 49 500 hectares de vignobles
- 2,5 à 3 millions d’hectolitres récoltés chaque année
- 1 million d’hectolitres exportés par an
- 33 appellations d’origine
- 3 000 entreprises vinicoles enregistrées
- Plus de 500 cépages autochtones recensés
- Une production domestique encore très présente dans les familles géorgiennes
- La méthode de vinification en qvevri inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2013

