Les 12 et 13 mai 2026, 39 candidats ont participé aux épreuves qualificatives du concours Un des Meilleurs Ouvriers de France « Barman » à l’école hôtelière Ferrières à Ferrières-en-Brie (77). Pensée autour d’ateliers techniques, sensoriels et d’une mise en situation professionnelle, cette 28ᵉ session a confirmé la volonté de la classe barman de valoriser la transmission des savoir-faire et l’excellence du geste.
Après les épreuves de la classe « maître d’hôtel, du service et des arts de la table » organisées à Blois en mars dernier, puis celles de la « sommellerie » à Paris fin avril, la classe barman a réuni à son tour ses candidats pour les épreuves qualificatives de la 28ᵉ session du concours Un des Meilleurs Ouvriers de France (UMOF). Organisées les 12 et 13 mai à l’école hôtelière de Ferrières, ces qualifications ont rassemblé 39 candidats évalués par un jury composé de 25 professionnels. Présidée par René Delvincourt, la classe MOF barman a construit une session articulée autour de deux journées mêlant analyse sensorielle, culture professionnelle, pédagogie et mise en situation de bar. Une approche saluée par Christophe Davoine, MOF barman, vice-président de la classe et vice-président de la Association des Barmen de France, qui souligne la volonté de rapprocher toujours davantage les épreuves des réalités du terrain.
La première journée, le 12 mai, débutait par deux ateliers d’analyse organoleptique. Le premier portait sur l’identification olfactive d’arômes à partir d’échantillons à sentir. Le second proposait une dégustation à l’aveugle de produits de bar servis dans des verres noirs, où les candidats devaient reconnaître les catégories de spiritueux ainsi que les différents types d’eaux-de-vie dégustés. L’après-midi était consacré à un QCM de culture professionnelle d’une heure comprenant près de 150 questions portant sur les produits, les catégories de boissons et les connaissances générales du métier. Les candidats terminaient cette première journée par une épreuve de boisson chaude autour de l’Irish Coffee. Mais au-delà de la simple réalisation technique, l’atelier mettait cette année l’accent sur la transmission : les participants devaient former deux commis en quinze minutes à l’élaboration du cocktail chaud. « Nous voulions valoriser la transmission, qui fait pleinement partie des valeurs du titre MOF, explique Christophe Davoine. Cette épreuve permettait surtout d’évaluer la pédagogie, l’organisation et la capacité à transmettre un savoir-faire, plus que la seule maîtrise technique de l’Irish Coffee. »
Une mise en situation dans un service de bar en conditions réelles
La seconde journée était consacrée à l’épreuve principale : une mise en situation professionnelle reproduisant les conditions réelles d’un bar de restaurant à 22 heures. L’atelier réunissait cinq jurés, dont deux techniques et trois dédiés à la commercialisation et à l’interaction client. Les candidats devaient accueillir les clients, prendre les commandes, gérer les interactions de salle et réaliser plusieurs cocktails classiques ainsi que différentes boissons demandées au fil du scénario. Parmi les cocktails imposés figuraient notamment un Dry Martini, un cocktail Sour, un Gin Tonic, ainsi que le service d’un verre de vin et d’une liqueur digestive. Quinze minutes avant leur passage, les candidats découvraient la carte du bar, les références produits et les bouteilles mises à disposition afin de préparer leur prestation. « Nous travaillons beaucoup sur la conception des ateliers pour valoriser au mieux l’expérience professionnelle des candidats, souligne Christophe Davoine. Cette mise en situation a particulièrement bien fonctionné, autant auprès des jurys que des candidats. »
Les résultats des épreuves qualificatives seront adressés aux candidats par courrier dans les prochaines semaines. Les finalistes se retrouveront ensuite lors de la finale du concours Un des Meilleurs Ouvriers de France, prévue à l’automne 2026, en même temps que les classes « maître d’hôtel », « sommellerie » et « cuisine ».









