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Interviews

Service post-Covid #6 – Catell Kergadallan : « Les clients ont besoin de se reconnecter à l’humain »

Par Hélène BINET 11 septembre 2020
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Pendant le confinement, Catell Kergadallan et Sébastien Riou, gérants du restaurant étoilé Un Parfum de Gourmandise à Périgueux (24), ont peaufiné le transfert de leur activité dans leur propre jardin. Ils ont ainsi pu doubler la capacité d’accueil, et créer 4 emplois en CDD. Une opération qui a le double objectif de « rattraper le retard du printemps et d’anticiper éventuellement une baisse d’activité cet hiver. » La responsable de salle Catell Kergadallan raconte ce « pari fou » de L’Éphémère, les nouvelles attentes de la clientèle, son rapport aux gestes barrières…


Un œil en salle : Comment avez-vous vécu la fermeture ? 

Catell Kergadallan : Comme tous nos collègues, nous avons violemment souffert de 3 mois de fermeture administrative. Beaucoup se sont lancés dans la vente à emporter, mais de notre côté, cette offre ne nous semblait pas adaptée à notre cuisine – végétale, avec des textures crues ou mi- cuites. Nous ne voulions pas donner trop de consignes à notre clientèle pour faire réchauffer les plats. Avec mon époux, nous avons ouvert notre restaurant Un Parfum de Gourmandise à Périgueux (24) il y a 8 ans, récompensé d’une étoile Michelin en 2019. Notre établissement se situe en entrée de ville, sur un axe passant où une terrasse est totalement inappropriée. Et une petite salle de 6 tables (16 couverts) climatisée – or, à ce moment, on entendait que la clim était peut-être un vecteur de virus… Une crainte, d’autant qu’il était impossible pour nous d’espérer rattraper notre retard dans ces conditions, et que potentiellement, les clients ne souhaiteraient pas « s’enfermer » dans les restaurants cet été… Du coup, ça nous a laissé le temps de peaufiner un projet… 

Quel a été votre projet ? 

CK : Avec mon mari, nous avons acheté une maison à la campagne, à 8 kilomètres de Périgueux, dans l’idée d’en faire un jour notre restaurant. Pendant le confinement, nous avons jardiné – comme la plupart des Français (rires) -, et nous avons eu l’idée de partager ce jardin avec nos clients. De là, nous avons fait le pari fou de transférer notre activité : location d’un chapiteau, d’une cuisine modulaire, et d’un sanitaire. Les dossiers ont été acceptés, le permis de construire et l’autorisation d’ouvrir début juillet. Nous avons donc recréé un « vrai » restaurant pour 3 mois. Le matériel professionnel et la cave ont également migré chez nous. 

Nous avons recréé un vrai restaurant pour seulement 3 mois !

Concrètement, comment L’Éphémère a t-il pu exister ? 

CK : Grâce au Prêt Garanti par l’État (PGE), nous avons emprunté 20 000 € afin de monter de toute pièce ce restaurant. Nous avons ainsi doublé la capacité (30 places assises) et créé 4 emplois en CDD – dont nous sommes fiers. Sachant que nous avions jusqu’à présent 2 salariés. En ayant doublé cette capacité, ça nous permet de rattraper notre retard du printemps et d’anticiper éventuellement une baisse d’activité cet hiver. Et la distanciation est largement respectée ; le chapiteau est très grand. À notre petit niveau ce fut une opération très délicate ! Mais nous sommes ravis, nous affichons complets. 

Le service est-il toujours une étoile ?

CK : La prestation est équivalente. D’ailleurs, nous avons prévenu Michelin – qu’Un Parfum de Gourmandise est fermé – et rouvrira courant l’automne -, et qu’en attendant, nous recevons temporairement à L’Éphémère. Nos exigences en termes de cuisine ou de service sont les mêmes. Les équipes ont été formées en amont, en juin. C’est un menu unique, service à l’assiette. Ce qui a changé, c’est le respect des gestes barrières. 

Les clients ne sont pas là uniquement pour manger ou passer un bon moment entre eux, mais aussi pour échanger avec l’équipe.

Qu’avez-vous mis en place ? 

CK : En guise de bienvenue, nous distribuons le gel directement sur les mains des clients. Sans originalité, le menu et la carte des vins sont plastifiés, et désinfectés après chaque prise. La réservation se fait en ligne avec Guestonline. Un pop-up a été mis en place sur le site d’Un Parfum de Gourmandise pour distinguer la réservation à L’Éphémère. Nous diminuons les manipulations, et faisons attention que les équipes comme les clients respectent les gestes barrières.

Parlez-nous des attentes de votre clientèle…

CK : Je ressens une grande recherche de convivialité, certainement marquée par le confinement. J’ai le sentiment de rester plus longtemps à table. Ils ont se besoin de se reconnecter à l’humain. Selon moi, ils ne sont pas là uniquement pour manger ou passer un bon moment entre eux, mais aussi pour échanger avec l’équipe.

Quel est votre ressenti sur cette période ?

CK : Depuis la rentrée, nous avons deux jeunes (lycée hôtelier de Boulazac) qui arrivent en apprentissage en salle. Quand on démarre ce métier, je crois qu’on a la gentillesse qui est chevillée au corps, l’une des principales qualités à avoir avant le dynamisme, la serviabilité… Mais ils sont inquiets car ils découvrent le métier avec le masque. Ça créé une frustration, même si ça va évoluer. J’ai hâte de pouvoir leur dire « enlevez le masque », et qu’ils montrent leur beau sourire. 


  • L’Éphémère restera ouvert jusqu’à l’automne ; ils déménageront à nouveau tout pour rejoindre leur restaurant Un Parfum de Gourmandise, en ville, et reprendre les quartiers d’hiver. @ Laurent Pareau
  • Sébastien Riou et Catell Kergadallan. @ Laurent Pareau
  • Catell Kergadallan se perfectionne en sommellerie, et passera son examen en janvier 2021. @ Laurent Pareau

Sa bio en dates :

Bretonne, Catell Kergadallan, après son BTS au lycée hôtelier de Dinard (35), a travaillé 4 ans en cuisine au Cap de Castel à Puylaurens (81), et chez Michel Chabran à Pont-de-L'Isère (26) – où elle rencontre son futur époux Sébastien Riou, lui-même en cuisine. En 2012, ils décident de s’installer à leur compte, très jeunes (Catell a alors 24 ans, NDLR), en ouvrant Un Parfum de Gourmandise à Périgueux (24). Dans cette aventure, elle décide de se spécialiser dans le service pour endosser le rôle de responsable de salle.« J'ai essentiellement appris mon métier en "ressentant" ce dont mes clients avaient besoin, et en m'inspirant de mes repas dans des grandes maisons »,explique-t-elle. Avec l’obtention de l’étoile Michelin en 2019, Catell Kergadallan a eu le besoin de se perfectionner dans la sommellerie, l’une de ses passions. « J'ai découvert l'existence de la formation du CAFA de Bordeaux (33) ; je me suis inscrite pour 14 mois en alternance. En janvier 2021, je serai donc officiellement sommelière, dit-elle. J’avais des bonnes notions mais il fallait que je gagne en vocabulaire, car la clientèle a changé avec l’étoile ; ça devenait nécessaire. » Catell Kergadallan décrit son service comme « intuitif », « non formalisé », et n’aime guère les phrases types « Ça été ? » ou « Bon appétit ». Et de conclure : « Je ne pose jamais la question, je préfère attendre que le compliment vienne. Je trouve qu’il est bien plus beau quand il vient spontanément ! » 

Sur le même sujet :

Service post-Covid en Suisse #1 – Esteban Valle : « À la réouverture, on a pris une claque ! »

Service post-Covid en Suisse #2 – Mathieu Faucher : « Nous agirons au moment venu »

Service post-Covid #3 – Julien Huel : « Le Groupe Barrière (140 établissements) a dû redéfinir son parcours client »

Service post-Covid #4 – Alicia Poupeney : « Les clients ont été bienveillants envers les équipes de salle, plus qu’envers eux-mêmes »

Service post-Covid #5 – Frédéric Kaiser : « Malgré le masque, le sourire se transmet à travers un regard, une intonation de voix »

Infos pratiques :

  • Restaurant Un Parfum de Gourmandise
  • 67 Cours St Georges, 24 000 Périgueux
  • https://www.unparfumdegourmandise.com
  • 05 53 53 46 33
Catell Kergadallanpost-Covid
Hélène BINET
Hélène BINET

Journaliste culinaire et fondatrice du média Un Œil en Salle, référence française dédiée aux métiers de la salle - sommellerie, service et maîtrise d'hôtel. Hélène couvre l'actualité des concours professionnels, des distinctions Michelin et des grandes figures du secteur CHR.

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