Le 27 avril 2026, 46 candidats ont participé aux épreuves qualificatives du concours Un des Meilleurs Ouvriers de France en sommellerie. Structurée autour de cinq ateliers — un écrit et quatre dédiés à la pratique professionnelle — cette journée a mis en lumière une approche fidèle aux exigences du terrain, affirmant un examen centré sur l’excellence du geste et la maîtrise concrète du métier.
Après la classe « maître d’hôtel, du service et des arts de la table » organisée à Blois le 17 mars dernier, la sommellerie a à son tour réuni ses candidats pour les épreuves qualificatives de la 28ème session Un des Meilleurs Ouvriers de France. Organisée à l’EPMT – École de Paris des Métiers de la Table, cette session a rassemblé 46 candidats présents sur 57 inscrits, marquant une progression après le recul observé en 2022 au lycée Albert-de-Mun à Paris, où seuls 37 candidats avaient participé. Tout au long de la journée, les candidats ont été évalués à travers cinq épreuves totalisant 108 points. La matinée débutait par un QCM de culture générale de 60 questions avant une dégustation à l’aveugle de cinq vins conçue notamment par Manuel Peyrondet, MOF et Meilleur sommelier de France. L’après-midi laissait place aux ateliers pratiques, véritable colonne vertébrale de l’examen : ouverture d’un vin rouge en panier au bilame, exercice d’accord mets et vins autour d’un rouget grondin à associer avec deux vins, puis commercialisation en anglais d’un madère de 15 ans face à une table de convives.
Pour Philippe Faure-Brac, président de la classe sommellerie, l’examen doit avant tout rester fidèle à l’essence du métier de sommelier : “Nous souhaitons valoriser un examen fondé avant tout sur la pratique : l’attitude, le sens du service, l’élocution, la maîtrise d’une langue étrangère et la dégustation. La culture générale reste un complément utile, mais l’essentiel est de préserver un concours profondément pratique. Le terme “ouvrier”, présent dans le titre, invite d’ailleurs à viser l’excellence et l’intelligence du geste.” La commission des sujets était quant à elle supervisée par Laurent Derhé, dans une volonté commune de maintenir un haut niveau d’exigence tout en ouvrant davantage le concours aux professionnels qui souhaitent s’y engager.
Présent à l’issue des épreuves pour saluer les candidats, Luc Châtel, président du COET-MOF, a insisté sur cette volonté d’accessibilité sans renoncer à l’excellence : “Le titre de Meilleur Ouvrier de France n’est ni une chasse gardée, ni un club fermé. Ce n’est pas un privilège réservé à quelques-uns. Oui, c’est un diplôme d’une exigence exceptionnelle, extrêmement sélectif, et nous veillerons à préserver cette exigence, à rester toujours plus ambitieux. Être MOF, cela se mérite. Mais le message essentiel que nous voulons faire passer aujourd’hui est clair : c’est possible.” Le président du COET-MOF a également rappelé la portée symbolique du diplôme : “Ce diplôme est bien plus qu’une distinction. C’est une reconnaissance de l’excellence et de la passion qui animent chaque professionnel qui le décroche. Il est le symbole de la transmission des savoirs et de la valorisation de notre patrimoine, ancré au cœur de nos régions françaises et rayonnant jusqu’à l’international.”
Prochaine étape : les candidats recevront leurs résultats par courrier sous un mois. Les finalistes se retrouveront ensuite lors de la finale, prévue fin 2026, qui réunira les classes barman, sommellerie, cuisine et maître d’hôtel.











